Samedi 04 juin 2022 j’étais l’invité de la chaîne d’information Now.Asharq de Dubaï pour évoquer la situation européenne en matière de besoin en gaz pour fournir l’énergie à leur population.

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En effet, depuis l’invasion russe en Ukraine, les cartes ont été redistribuées quant aux commerce qui existe visant à fournir l’Europe en gaz.

J’ai tout d’abord rappelé les chiffres ; en 2021 l’Union Européenne consommait 400 milliards de mètres cubes de gaz. Sur ces 400 milliards, 90% étaient importés, à des niveaux variables d’un État membre à l’autre.

Avant la guerre en Ukraine, l’Europe importait 40 % de gaz Russe soit 155 milliards de m3.

En chiffres monétaires cela a représenté 50 milliards de dollars de recettes encaissées par la Russie en 2021 rien que pour l’exportation de son gaz.

Le Sénégal s’est dit prêt à « alimenter le marché européen en gaz naturel liquéfié (GNL) ».

Le président sénégalais a en effet prévu le début de la production en décembre 2023, à raison de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an dans un premier temps, et 10 millions en 2030.

Les réserves sont estimées à 1 400 milliards de m³ de gaz. Les deux pays
que sont le Sénégal et la Mauritanie partageront les recettes estimées entre 80 et 90 milliards de dollars sur 20 ans.

Il faut rappelé que l’Allemagne est fortement dépendance du gaz russe à cause de sa politique baptisée « EnergieWende » qui a poussé le pays germanique vers la fin du nucléaire et le développement à outrance des énergies renouvelables telles les éoliennes dont la particularité est d’être intermittentes, nécessitant des énergies comme le gaz pour pallier à ce défaut majeur.

Il ne faut pas oublier qu’il subsiste un intérêt commun entre le Sénégal et l’Allemagne. En effet, le second déjà engagé chez le premier dans des projets d’énergie renouvelable ou de stockage de l’énergie.

Rappelons que l’Afrique est un continent d’1,3 milliard d’habitants, dont 600 millions n’ont pas accès à l’électricité.

Selon le ministre de l’Économie Allemand, le pays a réduit sa dépendance au gaz russe de 55 % à 35 %, mais cela n’est toujours pas suffisant à ce jour.

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